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Sénégalais
transmises au greffe du tribunal
de première instance.
Pour chaque registre, l’officier
de l’état civil tient en outre en
annexe, un répertoire de feuilles
mobiles  alphabétiques  en
double exemplaire qui sera relié
à la fin de chaque année à la
clôture des registres et fera l’ob-
jet d’un double dépôt comme le
registre auquel il est annexé.
Article 40
Tenue des registres
Les registres sont ouverts le
1er  janvier  et  clos  le  31
décembre de chaque année.
Ils sont cotés et paraphés par
premier et dernier feuillet par le
juge de paix.
Il sera tenu un registre des
actes de naissance, un registre
des  actes  de  décès  et  un
registre des actes de mariage.
Les actes de reconnaissance
seront dressés sur un feuillet du
registre des actes de naissance
suivant les modalités prévues à
l’article 57.
Les blancs qui n’ont pas été
remplis lors de l’établissement
des actes sont bâtonnés. Les
ratures et renvois sont approu-
vés  et  signés  de  la  même
manière que le corps de l’acte.
Les mentions marginales sont
signées par l’officier de l’état
civil qui les accomplit.
Les actes de l’état civil sont
rédigés en français. Ils sont éta-
blis sur le champ, de feuillet en
feuillet, et chacun des trois
volets doit être immédiatement
rempli et signé conformément à
l’article 38.
L’officier de l’état civil ne peut,
de quelque manière que ce soit,
insérer dans les actes autre
chose que ce qui par ordre de la
loi doit être constaté par lui ou
déclaré par les comparants.
Tout acte de l’état civil, quel-
qu’en soit l’objet, énonce l’an-
née, le mois, le jour et l’heure
où il est reçu, les prénoms et
nom de l’officier de l’état civil,
les prénoms, nom, professions
et domiciles de tous ceux qui y
sont dénommés.
L’officier de l’état civil est tenu
à la fin de chaque trimestre,
d’adresser au service des statis-
tiques un état des naissances,
des mariages, des divorces, des
décès et des enfants sans vie
inscrits au cours du trimestre.
Article 41
Etablissement des actes
L’officier de l’état civil donne
lecture des actes aux compa-
rants; il les invite à en prendre
directement connaissance avant
de les signer.
Si les comparants ne s’expri-
ment pas suffisamment dans la
langue officielle, l’officier de
l’état civil fait appel à toute per-
sonne majeure pouvant servir
d’interprète, à moins qu’il ne
puisse remplir lui-même cet offi-
ce.
Si l’un des comparants ne sait
signer, il en est fait mention
dans l’acte.
Article 42
Conflit de lois en matière
d’état civil
Tout acte de l’état civil dressé
à l’étranger, concernant un
Sénégalais ou un étranger, fait
foi s’il a été rédigé en la forme
usitée dans le pays ou en la
forme diplomatique ou consulai-
re.
Article 43
Actes d’état civil concernant
les étrangers au Sénégal
Toute naissance ou décès
concernant un étranger se trou-
vant au Sénégal doit être obliga-
toirement déclarée à l’officier de
l’état civil sénégalais dans les
formes et conditions prévues
par le présent chapitre.
Article 44
Actes d’état civil concernant
les Sénégalais à l’étranger
Tout acte de l’état civil des
Sénégalais en pays étranger est
valable s’il a été reçu, conformé-
ment aux lois sénégalaises, par
les agents diplomatiques ou par
les consuls.
Le double des registres de
l’état civil tenu par ces agents
est adressé à la fin de chaque
année au Ministère des Affaires
étrangères qui, après vérifica-
tion par le procureur de la Répu-
blique de Dakar, en assure la
garde et peut en délivrer des
copies ou des extraits.
Si l’acte a été reçu dans la
forme usitée dans le pays étran-
ger, il est transcrit, soit d’office,
soit sur la demande des intéres-
sés, sur les registres de l’état
civil de l’année courante tenus
par les agents diplomatiques ou
les consuls territorialement com-
pétents; mention de l’acte trans-
crit et de son numéro est portée
en marge de l’acte antérieur le
plus proche en date. Quand la
mention doit être faite sur un
registre antérieur à celui de l’an-
née courante, l’agent diploma-
tique ou consulaire en avise le
service compétent du Ministère
des Affaires étrangères pour
qu’elle soit portée au double des
registres et du répertoire.
Lorsque, par suite de la ruptu-
re des relations diplomatiques
ou de la fermeture du poste
diplomatique ou consulaire terri-
torialement compétent, la trans-
cription ne peut être faite dans
les conditions prévues à l’alinéa
précédent, l’acte est exception-
nellement déposé au Ministère
des Affaires étrangères qui le
fait transcrire sur les registres
du 1er arrondissement de la
commune de Dakar. Dès que
les circonstances le permettent,
le Ministère des Affaires étran-
gères fait procéder à la trans-
cription de l’acte dans les condi-
tions prévues à l’alinéa précé-
dent.
Article 45
Changement de nationalité
postérieurement à un maria-
ge au Sénégal
Les actes de mariage reçus
au Sénégal par les agents diplo-
matiques ou les consuls d’une
nation étrangère et concernant
les étrangers dont l’un au moins
est devenu sénégalais posté-
CODE DE LA FAMILLE
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Sénégalais
rieurement au mariage, sont
transcrits, soit d’office, soit sur
la demande des intéressés, sur
les registres de l’état civil du lieu
où le mariage a été célébré.
Mention de la transcription est
portée en marge de l’acte de
naissance qui, le cas échéant
doit être préalablement transcrit
dans les conditions prévues à
l’article précédent.
Article 46
Mentions marginales
Dans tous les cas où la men-
tion d’un acte relatif à l’état civil
doit avoir lieu en marge d’un
acte déjà inscrit, elle est faite
d’office.
L’officier de l’état civil qui a
dressé ou transcrit l’acte don-
nant lieu à mention effectue
celle-ci, dans les trois jours, sur
les registres qu’il détient et, si le
double du registre où la mention
doit être effectuée se trouve au
greffe, adresse un avis au pro-
cureur de la République du res-
sort.
Si l’acte en marge duquel doit
être effectuée cette mention a
été dressé ou transcrit dans un
autre centre d’état civil, l’avis est
adressé, dans le délai de trois
jours à l’officier de l’état civil de
ce centre qui en avise aussitôt,
si le double du registre est au
greffe, le procureur de la Répu-
blique.
Si l’acte en marge duquel une
mention doit être effectuée a été
dressé ou transcrit à l’étranger,
l’officier de l’état civil qui a dres-
sé ou transcrit l’acte donnant
lieu à mention en avise dans les
trois  jours  le  Ministre  des
Affaires étrangères et, d’autre
part, l’officier de l’état civil du
1er arrondissement de la com-
mune de Dakar aux fins de la
transcription prévue par l’article
30 du présent Code.
Article 47
Publicité des registres
Les registres eux-mêmes ne
peuvent être consultés directe-
ment par les intéressés. Cepen-
dant, pour des registres qui
datent de plus de cent ans,
cette consultation peut être
autorisée par l’agent de l’Etat
qui en assume le dépôt.
Indépendamment du volet n°
1 remis gratuitement au décla-
rant lors de l’établissement de
l’acte, des copies des actes de
l’état civil pourront être déli-
vrées, soit sur papier libre et
sans frais, soit sur timbre et à
leurs frais aux personnes ayant
comparu lors de l’établissement
de l’acte, à celles dont l’état est
constaté ou à leurs ayant cause.
Toute personne peut demander
la copie d’un acte de décès.
Les autorités administratives
ou judiciaires pourront obtenir
sans frais copie de tous les
actes d’état civil.
Toute personne intéressée
peut se faire autoriser par déci-
sion du juge de paix à se faire
délivrer à ses frais copie d’un
acte déterminé.
Le juge de paix statue par
voie d’ordonnance sur le refus
opposé par l’officier de l’état civil
de délivrer une copie aux per-
sonnes énoncées en l’alinéa 2
du présent article.
Les copies sont la reproduc-
tion intégrale de l’acte original
tel qu’il a été dressé ou rectifié
et des mentions marginales.
L’officier de l’état civil indique
la date de la délivrance, certifie
la copie conforme à l’acte et la
revêt de sa signature et du
sceau du centre d’état civil. Ces
copies doivent être en outre
légalisées, sauf convention
internationale contraire, lorsqu’il
y a lieu de les produire devant
une autorité étrangère.
Article 48
Publicité des actes concer-
nant les naturalisés
Le Ministre de la Justice est
habilité à délivrer dans les
conditions de l’article précédent
copie des actes d’état civil
déposés dans les dossiers des
personnes nées hors du Séné-
gal et naturalisées par décret.
Article 49
Force probante
Les actes de l’état civil font foi
jusqu’à inscription de faux dans
les mêmes conditions que les
autres actes authentiques.
Les copies régulièrement déli-
vrées ont la même valeur que
l’acte original .
Article 50
Responsabilité civile et péna-
le des officiers de l’Etat civil
Indépendamment des peines
portées au Code pénal et des
recours contentieux en respon-
sabilité de l’administration:
- Tout manquement, même
involontaire, aux règles relatives
à la tenue des registres et à la
délivrance des copies entraîne
pour l’officier de l’état civil l’ap-
plication d’une amende civile de
500 à 10.000 francs prononcée
par le juge de paix.
- Toute altération, destruction,
tout faux dans les actes d’état
civil ou leurs copies, toute ins-
cription de ces actes sur une
feuille volante et autrement que
sur les registres à ce destinés
donne lieu à indemnisation des
personnes lésées par l’officier
de l’état civil.
SECTION Il - DES ACTES
DE L’ETAT CIVIL
Paragraphe premier - Des
actes de naissance
Article 51
Déclaration de naissance
Toute naissance doit être
déclarée à l’officier de l’état civil
dans le délai franc d’un mois. Si
le délai arrive à expiration un
jour férié, la déclaration sera
reçue valablement le premier
jour ouvrable suivant.
Les  déclarations  peuvent
émaner du père ou de la mère,
d’un ascendant ou d’un proche
parent, du médecin, de la sage-
femme, de la matrone ou de
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Sénégalais
toute autre personne ayant
assisté à la naissance ou enco-
re, lorsque la mère est accou-
chée hors de son domicile, de la
personne  chez qui  elle est
accouchée.
A défaut de déclaration faite
par les personnes ci-dessus
désignées, les chefs de village
ou les délégués de quartier sont
tenus d’y procéder dans les
conditions et sous les sanctions
prévues à l’article 33 du présent
Code.
Lorsqu’un  mois et quinze
jours se sont écoulés depuis
une naissance sans qu’elle ait
fait l’objet d’une déclaration, l’of-
ficier de l’état civil peut néan-
moins en recevoir une déclara-
tion tardive pendant le délai
d’une année à compter de la
naissance à condition que le
déclarant produise à l’appui de
sa déclaration un certificat éma-
nant d’un médecin ou d’une
sage-femme  ou  qu’il  fasse
attester la naissance par deux
témoins majeurs. En tête de
l’acte dressé tardivement doit
être mentionné: «inscription de
déclaration tardive» . Cette
mention doit également figurer
sur le répertoire alphabétique de
l’année en cours, prévu par l’ar-
ticle 39 du présent Code. Men-
tion de la déclaration tardive et
de son numéro est portée en
marge de l’acte de naissance
antérieur le plus proche en date.
Si  la  déclaration  tardive
concerne une naissance de l’an-
née précédente, ces mentions
seront portées, sur le registre
qu’il détient, à la diligence de
l’officier de l’état civil qui en
avise le greffier en chef du tribu-
nal pour mention au double des
registres et du répertoire. A l’oc-
casion de la vérification annuel-
le prévue par l’article 35, le juge
de paix, au vu des déclarations
tardives, pourra faire application
des dispositions de l’article 33
alinéa 2.
Passé le délai d’un an après
la naissance, l’officier de l’état
civil ne peut dresser l’acte de
naissance que s’il y est autorisé
par une décision du juge de paix
rendue dans les conditions pré-
vues par la Section III du pré-
sent chapitre.
Le Procureur de la Répu-
blique peut, à toute époque et
en dehors des délais ci-dessus
prévus, faire la déclaration
d’une naissance dont il aurait eu
connaissance et qui n’aurait pas
été constatée à l’état civil.
Article 52
Enonciations de l’acte
Indépendamment des men-
tions prévues par l’article 40 ali-
néa 8, l’acte de naissance énon-
ce:
- l’année, le mois, le jour,
l’heure et le lieu de la naissan-
ce, le sexe de l’enfant et les pré-
noms qui lui sont donnés,
- les prénoms, nom, âge, pro-
fession et domicile des père et
mère et, s’il y a lieu, ceux du
déclarant ou des témoins.
Si le jour de la naissance ne
peut être précisé par le décla-
rant ou les témoins, une date de
naissance est fixée d’office par
l’officier de l’état civil ou par le
juge de paix en cas d’autorisa-
tion judiciaire d’inscription tardi-
ve.
L’acte de naissance de l’en-
fant né hors mariage mentionne
le nom de la mère si celle-ci est
connue, le nom du père ne peut
être indiqué que s’il fait lui-
même la déclaration.
Article 53
Naissance dans les hôpitaux
Il est tenu dans les hôpitaux,
maternités ou formations sani-
taires, publics ou privés, sous
peine de l’application des dispo-
sitions de l’article 33, alinéa 2
au chef d’établissement respon-
sable, un registre spécial sur
lequel sont immédiatement ins-
crites, par ordre de date, les
naissances qui surviennent.
La présentation dudit registre
peut être exigée à tout moment
par l’officier de l’état civil du lieu
où est situé l’établissement ainsi
que par les autorités administra-
tives et judiciaires.
Article 54
Enfant mort-né
Lorsqu’il est déclaré un enfant
mort-né, la déclaration est ins-
crite à sa date sur le registre
des décès et non sur celui des
naissances.
Elle mentionne seulement
qu’il a été déclaré un enfant
sans vie sans qu’il en résulte
une présomption sur le point de
savoir si l’enfant a vécu ou non.
Article 55
Enfant trouvé
Toute personne qui trouve un
enfant nouveau-né est tenue
d’en faire la déclaration à l’offi-
cier de l’état civil du lieu de la
découverte .
L’officier de l’état civil établit
un acte provisoire de naissance
dans les mêmes conditions que
pour les enfants dont la filiation
est inconnue et porte en tête de
l’acte la mention «enfant trou-
vé».
Il avise immédiatement le juge
de paix des circonstances de la
découverte de l’enfant et des
mesures provisoires qu’il a
prises pour sa sauvegarde.
Article 56
Naissance au cours d’un
voyage maritime ou aérien
En cas de naissance surve-
nue à bord d’un navire ou d’un
aéronef de nationalité sénéga-
laise, le capitaine ou le com-
mandant de bord constate la
naissance et la mentionne sur le
livre de bord suivant les indica-
tions prévues à l’article 51. Il
établit en triple exemplaires la
copie certifiée par ses soins de
la mention ainsi portée au livre
de bord. Une copie est remise à
l’officier de l’état civil du 1er
arrondissement de la commune
de Dakar et fait mention de
cette diligence sur le livre de
bord. Dès réception de cette
copie, l’officier de l’état civil
dresse l’acte de naissance en
CODE DE LA FAMILLE
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Sénégalais
appliquant, s’il y a lieu, les
règles relatives aux déclarations
tardives.  Le  volet  n° 1  est
envoyé à la personne qui aura
déclaré la naissance survenue
pendant le voyage maritime ou
aérien.
Article 57
Reconnaissance
Lorsque la filiation d’un enfant
naturel ne résulte pas de son
acte de naissance, la reconnais-
sance faite devant l’officier de
l’état-civil est dressée en forme
de naissance.
Lorsque la reconnaissance
est postérieure à l’acte de nais-
sance,  l’officier  d’état  civil
indique en tête de l’acte «recon-
naissance d’enfant naturel». Au
vu d’une copie de l’acte de nais-
sance, il en reproduit toutes les
mentions sur le nouvel acte en y
ajoutant l’identité de l’auteur de
la reconnaissance. Mention est
faite en marge de l’acte de nais-
sance conformément aux dispo-
sitions de l’article 46.
Si la reconnaissance concer-
ne un enfant conçu, l’officier de
l’état civil mentionne en tête de
l’acte «reconnaissance de l’acte
d’un enfant à naître».
Il remplit l’acte, sauf en ce qui
concerne l’identité de l’enfant.
Après la naissance de l’enfant,
sur présentation du volet n°1 de
l’acte de reconnaissance, l’offi-
cier de l’état civil du lieu de nais-
sance fera mention, en marge
de l’acte, de la reconnaissance
précédemment intervenue .
Article 58
Adoption
En cas d’adoption plénière, le
Procureur de la République doit,
dans un délai de quinzaine à
compter du jour où la décision
est passée en force de chose
jugée, faire injonction à l’officier
de l’état civil du lieu de naissan-
ce, sur présentation du juge-
ment d’adoption, d’en dresser
acte à sa date sur le registre
des naissances sous forme
d’acte de naissance.
Indépendamment des men-
tions prévues par l’article 40, ali-
néa 8, cet acte énoncera:
- l’année, le mois, le jour,
l’heure et le lieu de la naissan-
ce, le sexe de l’enfant et les pré-
noms tels qu’ils résultent du
jugement,
- les prénoms, nom, âge, pro-
fession et domicile de l’adoptant
ou des adoptants,
- mention de ce qu’il a été
dressé sur déclaration du Pro-
cureur de la République qui
recevra le volet n°1.
Il sera délivré gratuitement
copie de l’acte aux adoptants et
à l’adopté.
L’acte de naissance initial et,
s’il y a lieu, l’acte établi en appli-
cation de l’article 55 seront
revêtus de la mention «annulé
adoption» et une mention margi-
nale renverra à l’acte nouveau
indiqué par  sa  date et  son
numéro.
En cas d’adoption limitée, le
Procureur de la République
devra, en se conformant aux
dispositions de l’alinéa 1er du
présent article, faire injonction à
l’officier de l’état civil compétent
de porter mention de l’adoption
en marge de l’acte de naissan-
ce.
Article 59
Fausses déclarations
Quiconque, lors de l’établisse-
ment de l’acte de naissance et
de son dossier annexe, aura
sciemment, devant l’officier de
l’état civil, fait des déclarations
mensongères sera puni d’une
peine de deux mois à deux ans
d’emprisonnement  et d’une
amende de 20.000 à 100.000
francs sans préjudice de tous
dommages-intérêts au profit de
la victime.
Paragraphe Il - Des actes de
mariage
Article 60
Intervention obligatoire de
l’officier de l’état civil
Qu’il célèbre ou qu’il constate
un mariage, l’officier de l’état
civil doit en dresser acte sur le
registre des mariages et en faire
mention en marge de l’acte de
naissance de chacun des époux
conformément aux dispositions
de l’article 46.
En cas de mariage constaté,
le chef de village ou la personne
déléguée par l’officier de l’état
civil remplit les fonctions qui lui
sont dévolues par les articles
125 et suivants.
Article 61
Dépôt des pièces
L’officier de l’état civil exige
de chacun des futurs époux la
remise des pièces prévues à
l’article 115 ou 126.
Toutefois l’impossibilité de se
procurer un acte de naissance
prévu a l’article 115 ne sera
jamais constituée par le défaut
de déclaration à un officier de
l’état civil sénégalais. En pareil
cas, l’officier de l’état civil ne
célébrera ou ne constatera le
mariage qu’après que la nais-
sance du non déclaré aura été
inscrite sur le registre des nais-
sances dans les conditions pré-
vues par l’article 51, alinéa 6.
Article 62
Formulaire-type
L’officier de l’état civil remplit
le formulaire-type prévu par l’ar-
ticle 116 et 127. ll le signe et le
fait  signer  par  les  futurs
conjoints et s’il y a lieu par l’in-
terprète prévu par l’article 114,
alinéa 2.
Article 63
Publications, oppositions
L’officier de l’état civil procède
aux publications conformément
aux dispositions de l’article 117
ou 128.
CODE DE LA FAMILLE
14
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Sénégalais
S’il  y  a  empêchement  et
opposition au mariage, il est
procédé conformément aux dis-
positions des articles 118 à 120
ou 128.
Si l’officier de l’état civil n’a
pas reçu d’opposition du Procu-
reur de la République dans le
délai prévu à l’article 118, alinéa
3, il doit célébrer le mariage ou
le constater.
Une nouvelle publication est
nécessaire lorsque le mariage
n’a pas été célébré dans le délai
d’un an suivant la publication
prévue à l’article 117.
Article 64
Célébration du mariage
L’officier de l’état civil célèbre
le mariage selon les formes pré-
vues par les articles 121 à 123
et dresse immédiatement l’acte
de mariage.
Article 65
Enonciation de l’acte de
mariage
Indépendamment des men-
tions prévues par l’article 40, ali-
néa 8, l’acte de mariage énon-
ce:
- les prénoms, nom, profes-
sion, date et lieu de naissance,
domicile et résidence de chacun
des époux;
- les prénoms, nom, profes-
sion et domicile des père et
mère de chacun des époux;
- en cas de minorité de l’un ou
des deux époux, les consente-
ments ou autorisations donnés
selon les dispositions de l’article
109;
- les éventuelles dispenses
d’âge ou de publication;
- l’option de monogamie ou de
limitation de polygamie éven-
tuellement souscrite par le mari;
- la convention des époux du
paiement d’une dot sous condi-
tion du mariage conformément à
l’article 132;
- le choix du régime matrimo-
nial adopté par les époux;
- les prénoms et nom du ou
des précédents conjoints de
chacun des époux;
- la déclaration des contrac-
tants de se prendre pour époux
et le prononcé de leur union par
l’officier de l’état civil;
- les prénoms, nom, profes-
sions, domiciles des témoins, et
le cas échéant de l’interprète,
ainsi  que  leur  qualité  de
majeurs.
Article 66
Constatation du mariage
L’acte relatif à un mariage
constaté contient les énoncia-
tions prévues à l’article précé-
dent. Cependant la mention
relative à la déclaration de
l’union par l’officier de l’état civil
est bâtonnée et il est indiqué
que les formalités consacrant le
mariage ont été constatées
conformément aux dispositions
de l’article 130.
En cas de déclaration tardive
du mariage, l’officier de l’état
civil procède conformément aux
dispositions de l’article 147. Il
est mentionné en tête de l’acte
«déclaration tardive» et fait
mention  en  marge  que  les
témoins attestent avoir assisté à
l’échange des consentements et
à la conclusion du mariage.
Paragraphe III - Des actes de
décès
Article 67
Déclaration de décès
Tout décès doit être déclaré à
l’officier de l’état civil dans le
délai franc d’un mois. Si le délai
arrive à expiration un jour férié,
la déclaration sera reçue vala-
blement le premier jour ouvrable
suivant.
Les  déclarations  peuvent
émaner d’un des parents du
défunt ou de toute autre person-
ne possédant sur son état civil
les renseignements nécessaires
à l’établissement de l’acte.
A défaut de déclarations faites
par les personnes ci-dessus
désignées, les chefs de village
et les délégués de quartier sont
tenus d’y procéder dans les
conditions et sous les sanctions
prévues à l’article 33 du présent
Code.
Lorsqu’un mois et quinze
jours se sont écoulés depuis un
décès, sans qu’il ait fait l’objet
d’une déclaration, l’officier de
l’état civil peut néanmoins en
recevoir une déclaration tardive
pendant le délai d’une année à
compter du décès, à condition
que le déclarant produise à l’ap-
pui de sa déclaration un certifi-
cat émanant d’un médecin ou
qu’il fasse attester le décès par
deux témoins majeurs. En tête
de l’acte dressé tardivement doit
être mentionné «déclaration tar-
dive» . Cette mention doit égale-
ment figurer sur le répertoire
alphabétique de l’année en
cours prévu par l’article 39 du
présent Code. Mention de la
déclaration tardive et de son
numéro est portée en marge de
l’acte de décès antérieur le plus
proche en date.
Si  la  déclaration  tardive
concerne un décès de l’année
précédente, il sera procédé
comme prévu à l’article 51, ali-
néa 5, du présent Code.
Passé le délai d’un an ci-des-
sus prévu, l’officier de l’état civil
ne peut, sous réserve de l’article
72, dresser l’acte de décès que
s’il y est autorisé par une déci-
sion du juge de paix rendue
dans les conditions prévues par
la Section III du présent cha-
pitre.
Le Procureur de la Répu-
blique peut, à toute époque et
en dehors des délais prévus,
faire la déclaration d’un décès
dont il aurait eu connaissance et
qui n’aurait pas été constaté à
l’état-civil.
Article 68
Enonciation de l’acte
Indépendamment des men-
tions prévues par l’article 40, ali-
néa 3, l’acte de décès énonce:
- l’année, le mois, le jour,
l’heure et le lieu du décès;
- le sexe, les prénoms, nom,
CODE DE LA FAMILLE
15
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Sénégalais
date et lieu de naissance, pro-
fession et domicile de la person-
ne décédée;
- les prénoms, nom, profes-
sion et domicile de ses père et
mère;
- les prénoms et nom du ou
des conjoints si la personne
décédé était mariée, veuve ou
divorcée;
- les prénoms, nom, âge, pro-
fession et domicile du déclarant
et, s’il y a lieu, son degré de
parenté avec la personne décé-
dée.
Le tout autant qu’on peut le
savoir.
Toutefois il n’est donné sur
les registres aucune indication
des circonstances de la mort,
sauf si l’identité du cadavre
reste  inconnue.  En  cas  de
décès dans un établissement
pénitentiaire ou de rééducation,
seule doit être indiquée la locali-
té où s’est produit le décès.
Il est fait mention du décès en
marge de l’acte de naissance de
la personne décédée.
Lorsqu’un décès se sera pro-
duit ailleurs qu’au lieu où le
défunt était domicilié, l’officier
de l’état civil qui a dressé l’acte
de décès doit en outre envoyer,
dans le plus bref délai, une
expédition de cet acte à l’officier
de l’état civil du dernier domicile
du défunt pour qu’il en soit fait
mention en marge de l’acte de
décès antérieur le plus proche
en date et sur le répertoire
alphabétique de l’année en
cours. Si la mention doit être
portée sur le registre des décès
et le répertoire de l’alinéa précé-
dent, il est procédé comme
prévu à l’article 51, alinéa 5 du
présent Code.
Article 69
Décès dans les hôpitaux
Il est tenu dans les hôpitaux,
formations sanitaires, materni-
tés, cliniques publics ou privés,
sous peine de l’application des
dispositions de l’article 33, ali-
néa 2 au chef d’établissement
responsable, un registre spécial
sur lequel sont immédiatement
inscrits par ordre de date les
décès qui surviennent.
La présentation dudit registre
peut être exigée à tout moment
par l’officier de l’état civil du lieu
où est situé l’établissement ainsi
que par les autorités administra-
tives et judiciaires.
Néanmoins, les personnes
chargées de l’administration de
ces établissements ou forma-
tions  doivent,  dans  les  24
heures, faire la déclaration des
décès qui surviennent à l’officier
de l’état civil.
Article 70
Décès dans un établissement
pénitentiaire
En cas de décès dans les éta-
blissements pénitentiaires ou de
rééducation, la déclaration en
sera faite dans les 24 heures
par les directeurs ou gardiens à
l’officier de l’état-civil qui en
rédigera l’acte sur le vu du certi-
ficat de décès établi par un
médecin.
En cas d’exécution capitale, le
greffier est tenu dans les 24
heures de l’exécution de faire la
déclaration de décès à l’officier
de l’état-civil du  lieu où  le
condamné a été exécuté.
Article 71
Décès au cours d’un voyage
maritime ou aérien
En cas de décès survenu à
bord d’un navire ou d’un aéronef
de nationalité sénégalaise, le
capitaine ou le commandant de
bord constate le décès et le
mentionne sur le livre de bord
suivant les indications prévues
par l’article 67.11 établit en
double exemplaire la copie certi-
fiée par ses soins de la mention
de cette diligence sur le livre de
bord, suivant les indications pré-
vues par l’article 67.11 établit en
double exemplaire la copie certi-
fiée par ses soins de la mention
ainsi portée sur le livre de bord.
Une copie est remise, le cas
échéant, au déclarant. L’autre
est envoyé à l’officier de l’état
civil du 1er arrondissement de la
commune de Dakar et il est fait
mention de cette diligence livre
de bord.
Dès réception de cette copie,
l’officier de l’état civil dresse
l’acte de décès en appliquant,
s’il y a lieu, les règles relatives
aux déclarations tardives et en
se conformant aux dispositions
de l’article 68.
Le volet n° 1 sera envoyé à la
personne qui aura déclaré le
décès survenu pendant le voya-
ge maritime ou aérien.
Article 72
Découverte d’un cadavre
Lorsque le corps d’une per-
sonne décédée a été retrouvé,
si l’identité du défunt a pu être
établie, l’officier de l’état civil du
lieu où la mort est présumée
s’être produite doit dresser un
acte de décès sans qu’il soit
tenu compte du temps écoulé
entre le jour du décès et la
découverte du cadavre.
Si le défunt n’a pu être identi-
fié, l’acte de décès donnera
seulement son signalement
aussi complet que possible en
marge; en cas d’identification
ultérieure, l’acte sera rectifié
dans les conditions de l’article
91.
Article 73
Mort violente
Lorsqu’il y a des signes ou
indices de mort violente ou
d’autres circonstances qui don-
nent lieu de le soupçonner, on
ne  peut  faire  l’inhumation
qu’après l’établissement par un
officier de police judiciaire,
assisté d’un médecin, d’un pro-
cès verbal de l’état du cadavre
et des circonstances y relatives,
ainsi que des renseignements
qu’il a pu recueillir sur les pré-
noms, nom, âge, profession,
lieu de naissance et domicile de
la personne décédée.
L’officier de police judiciaire
est tenu de transmettre sans
délai à l’officier de l’état civil du
lieu où la personne est décédée
tous les renseignements énon-
CODE DE LA FAMILLE
16
Sénégalais
cés dans son procès verbal,
d’après lesquels l’acte de décès
est rédigé.
Article 74
Permis d’inhumer
Dans les communes et les
chefs lieux d’arrondissement,
aucune inhumation n’est faite
sans un permis d’inhumer déli-
vré sur papier libre et sans frais
par l’officier de l’état civil. Celui
ci ne peut le délivrer que sur
production d’un certificat médi-
cal constatant le décès ou après
s’être transporté auprès du
défunt pour s’assurer du décès.
En dehors des communes et
des chefs-lieux d’arrondisse-
ment, le permis ou l’autorisation
d’inhumer est délivré dans les
mêmes conditions par le chef de
village.
Sous réserve des dispositions
de l’article précédent, l’officier
de l’état civil ou le chef de villa-
ge qui, ayant connaissance d’un
décès, s’abstient de délivrer le
permis ou l’autorisation d’inhu-
mer, est passible des peines
prévues par l’article 352 du
Code pénal.
Paragraphe IV - Des actes
de l’état civil concernant les
militaires et marins dans
certains cas spéciaux
Article 75
Officier de l’état civil militaire
Les  actes  de  l’état  civil
concernant les militaires et les
marins de l’Etat sont établis
comme il est dit aux articles pré-
cédents du présent chapitre.
Toutefois, hors du Sénégal et
en cas de guerre, d’expédition
ou  de  stationnement  des
troupes sénégalaises en territoi-
re étranger, en occupation ou
en vertu d’accords intergouver-
nementaux ou d’un mandat de
caractère international, ces
actes peuvent également être
reçus par les officiers de l’état
civil militaire désignés par arrêté
du Ministre chargé de la Défen-
se. Lesdits officiers de l’état civil
sont également compétents à
l’égard  des  non  militaires,
lorsque les dispositions des
articles précédents du présent
chapitre sont inapplicables.
Au Sénégal, les officiers de
l’état civil ci-dessus visés peu-
vent recevoir les actes concer-
nant les militaires et les non
militaires dans les parties du ter-
ritoire où, par suite de mobilisa-
tion ou de siège, le service de
l’état civil n’est plus régulière-
ment assuré.
Les déclarations de naissance
aux armées sont faites dans les
dix jours qui suivent l’accouche-
ment.
Les actes de décès peuvent
être dressés aux armées sur
l’attestation de deux déclarants.
Article 76
Transcription et mention des
actes
Dans les cas prévus aux ali-
néas 2 et 3 de l’article précé-
dent, l’officier qui reçoit un acte
en transmet, dès que la commu-
nication est possible et dans le
plus bref délai, une expédition à
l’autorité compétente qui est
désignée par décret et qui en
assure la transcription. Celle-ci
a lieu sur les registres de l’état
civil du lieu de naissance, pour
les actes de reconnaissance, et
sur les registres de l’état civil du
lieu du dernier domicile du père,
ou si le père est inconnu de la
mère, pour les actes de nais-
sance, du mari pour les actes
de mariage, du défunt pour les
actes de décès. Si le lieu de
naissance ou du dernier domici-
le est inconnu ou situé à l’étran-
ger, la transcription est faite au
centre d’état civil du 1er arron-
dissement de Dakar.
Article 77
Registre de l’état civil militai-
re
Dans les cas prévus aux ali-
néas 2 et 3 de l’article 75, les
actes de l’état civil sont dressés
sur un registre spécial dont la
tenue et la conservation sont
réglées par arrêté conjoint du
Ministre de la Justice, Garde
des Sceaux et du Ministre char-
gé de la Défense.
Article 78
Actes de mariage aux armées
Lorsqu’un mariage est célébré
dans les cas prévus aux alinéas
2 et 3 de l’article 75, les publica-
tions sont faites, dans la mesure
où les circonstances le permet-
tent, au lieu du dernier domicile
du futur époux; elles sont en
outre assurées, dans l’unité à
laquelle l’intéressé appartient,
dans les conditions fixées par
arrêté conjoint du Ministre de la
Justice, Garde des Sceaux et
du Ministre chargé de la Défen-
se.
Article 79
Actes de décès aux armées
Les actes de décès reçus par
l’autorité militaire dans tous les
cas prévus à l’article 75, ou par
l’autorité  civile  pour  des
membres des forces armées,
des civils participant à leur
action, en service commandé,
ou des personnes employées à
la suite des armées, peuvent
être l’objet d’une rectification
administrative dans les condi-
tions fixées par décret, dans les
périodes et sur les territoires où
l’autorité militaire est habilitée,
par ledit article 75, à recevoir
éventuellement ces actes.
L’autorité compétente pour
opérer la rectification est celle
qui est prévue à l’article 76 pour
recevoir expédition de l’acte et
pour en assurer la transcription.
Paragraphe V - Du livret de
famille
Article 80
Délivrance et teneur du livret
de famille
(Loi n°89-01 du 17.01.1989)
Au moment de l’établissement
de l’acte de mariage, il est remis
CODE DE LA FAMILLE
17
Sénégalais
gratuitement à l’époux un livret
de famille portant l’indication de
l’identité des époux, la date et le
lieu de la célébration ou de la
constatation du mariage et, le
cas échéant, des options sous-
crites par chacun des époux.
Cette première page est signée
de l’officier de l’état civil et des
conjoints, s’ils le savent, ou
mention est faite de la cause qui
a empêché ces derniers ou l’un
d’eux de signer. Copie conforme
du livret de famille sera remise à
l’épouse au moment de l’établis-
sement de l’acte de mariage.
Sur les pages suivantes sont
inscrites: les naissances et
décès des enfants, les adop-
tions, les reconnaissances et
légitimations d’enfants naturels,
le décès ou divorce des époux
ou leur séparation de corps.
Au cas où un acte de l’état
civil est rectifié, il doit en être fait
mention sur ce livret.
Chacune des mentions doit
être approuvée par l’officier de
l’état civil et revêtue de son
sceau.
Article 81
Force probante
Le livret de famille, ne présen-
tant aucune trace d’altération et
dûment coté et paraphé par l’of-
ficier de l’état civil, fait foi de sa
conformité avec les registres
d’état civil jusqu’à inscription de
faux.
Article 82
(Abrogé par la loi n°89-01 du
17 Janvier 1989)
Article 83
Perte du livret de famille
En cas de perte d’un livret de
famille, l’époux peut en deman-
der le rétablissement; le nou-
veau livret portera la mention de
duplicata.
Article 84
Présentation à l’officier de
l’état civil
L’officier de l’état civil doit se
faire présenter le livret de famil-
le chaque fois que se produit un
fait qui doit y être mentionné.
Article 85
Détails d’application
Un décret déterminera les
modalités de la forme, de l’éta-
blissement, de la délivrance, de
la tenue, de la conservation de
la copie, de la constitution et de
l’utilisation du livret de famille.
SECTION III - DES
DECISIONS JUDICIAIRES
EN MATIERE D’ETAT CIVIL
Article 86
Compétence du Tribunal
départemental
Le Tribunal départemental est
juge de droit commun en matiè-
re d’état civil. Toutefois les
autres  juridictions  peuvent
connaître des questions d’état
civil à l’occasion des instances
dont elles sont saisies, notam-
ment sur l’état des personnes.
Le Tribunal départemental
réprime les manquements aux
prescriptions légales en matière
d’état civil et applique, à charge
d’appel devant le Tribunal de
première instance, les sanctions
civiles et pénales prévues par
les articles 33, 50, 51, 53, 69 et
91 du présent Code, l’action
publique étant exercée confor-
mément aux dispositions des
articles 36 et 37 du Code de
Procédure pénale.
Paragraphe premier -
Inexistence et destruction
des actes de l’état civil
Article 87
Autorisation d’inscription
Lorsqu’un acte de naissance,
de décès ou de mariage n’aura
pas  été  dressé  ou  que  la
demande d’établissement en
aura été présentée tardivement,
le juge de paix dans le ressort
duquel l’acte aurait dû être reçu,
pourra, par jugement, en autori-
ser l’inscription par l’officier de
l’état civil .
Le juge est saisi sur requête
des personnes dont l’acte de
l’état civil doit établir l’état, de
leurs héritiers et légataires, des
personnes autorisées ou habili-
tées à procéder à la déclaration
de l’événement, ou du ministère
public.
Si la requête n’émane pas de
lui, elle est obligatoirement com-
muniquée au Procureur de la
République qui procède confor-
mément aux dispositions de l’ar-
ticle 18, alinéa 1er du Code de
Procédure Civile. Le droit de
faire appel est reconnu dans
tous les cas.
La requête n’est pas rece-
vable s’il n’y est pas joint un cer-
tificat de non inscription de l’ac-
te, délivré par l’officier de l’état
civil qui aurait dû le recevoir. Le
demandeur peut produire le cer-
tificat d’accouchement ou de
décès.
Le juge  de  paix  examine
toutes les pièces justificatives
de l’événement à inscrire; à
défaut de pièces, il procède ou
fait procéder à une enquête. Il
adresse le dossier au Procureur
de  la  République pour  ses
conclusions si celui ci le deman-
de.
Il statue à charge d’appel
devant le Tribunal de première
instance. Le délai d’appel, qui
est toujours suspensif, prend
effet à compter du jour où le
Procureur de la République a eu
connaissance  du  jugement
intervenu.
Le jugement énonce les men-
tions qui doivent être portées à
l’acte et ordonne que celles qui
n’ont pu être établies seront
bâtonnées. Dans son dispositif,
il ordonne la transcription sur le
registre de l’état civil et précise
que la preuve de l’événement
ne peut être rapportée que
conformément aux prescriptions
de l’article 29 du présent Code.
CODE DE LA FAMILLE
18
Sénégalais
Article 88
Inscription
L’inscription sur le registre est
faite à la suite du dernier acte
inscrit à la date de présentation
du jugement d’autorisation à
l’officier de l’état civil.
L’officier de l’état civil porte en
tête de l’acte «jugement d’auto-
risation» et en précise l’origine
et la date. Il inscrit l’événement
déclaré conformément au dispo-
sitif de la décision, indique
comme déclarant celui qui lui a
produit le jugement et lui remet
le volet n°1.
Ces mentions sont repro-
duites au répertoire alphabé-
tique de l’article 39 et sur l’état
statistique prévu par l’article 40
du présent Code.
Mention de l’acte et de son
numéro est porté en marge de
l’acte antérieurement dressé le
plus proche en date et sur le
répertoire alphabétique de l’an-
née en cours. Si l’acte concerne
un événement survenu dans les
années précédentes, il est pro-
cédé comme prévu à l’article 51,
alinéa 5 du présent Code.
Article 89
(Loi n°74-37 du 18 juillet
1974)
Inexistence, destruction et
reconstitution
Si la destruction ne porte que
sur un seul exemplaire de l’acte
ou des registres, le ou les actes
détruits sont reconstitués à la
diligence du Procureur de la
République, à l’aide de l’exem-
plaire subsistant. En cas de
destruction d’un acte isolé, l’ac-
te reconstitué est porté à la
suite du dernier acte inscrit lors
de la réception des instructions
du Procureur de la République
et mention est faite au répertoire
alphabétique; en outre mention
de l’acte reconstitué et de son
numéro est portée en marge de
l’acte antérieurement dressé le
plus proche en date de l’acte
détruit. Pour le cas où l’indica-
tion de l’acte détruit aurait dis-
paru du répertoire alphabétique
du registre qui le contenait, il y
sera fait également mention de
la date et du numéro de l’acte
reconstitutif.
En cas d’inexistence  des
registres, ou lorsque les deux
exemplaires d’un même registre
ont disparu, un décret pourra
décider de leur constitution ou
de leur reconstitution en fixant la
procédure qui devra être suivie
à cet effet.
Lorsque les deux exemplaires
du même registre ont disparu,
un décret pourra décider de leur
reconstitution en fixant la procé-
dure qui devra être suivie à cet
effet.
Paragraphe Il - Rectification
des actes de l’état civil
Article 90
Rectification d’office
Dans le cas d’omissions ou
d’erreurs purement matérielles
commises dans la rédaction des
actes dressés dans leur ressort,
il appartient, concurremment au
Juge départemental et au Pro-
cureur de la République que, de
faire procéder d’office à leur rec-
tification.
A cet effet, ils donnent direc-
tement les instructions utiles
aux dépositaires des registres.
Article 91
Rectification contentieuse
Dans tous les  autres cas
d’omissions ou d’erreurs, la
requête en rectification peut être
présentée par toute personne
intéressée ou par le ministère
public au juge de paix dans le
ressort duquel l’acte à rectifier a
été dressé.
Il est fait application des dis-
positions des alinéas 3, 5 et 6
de l’article 87 du présent Code.
Le dispositif de la décision
portant rectification est transmis
par le ministère public au dépo-
sitaire des registres où se trou-
ve inscrit l’acte rectifié. Mention
de ce dispositif est aussitôt por-
tée, avec référence au juge-
ment, en marge dudit acte et, au
cas où l’erreur porterait sur la
date de l’acte, en marge du
registre à la date où l’acte aurait
dû être inscrit.
Copie de l’acte ne peut plus
être délivrée qu’avec les rectifi-
cations ordonnées. Tout man-
quement à cette règle rend l’offi-
cier de l’état civil passible de la
peine d’amende civile prévue
par l’article 50, alinéa 2 du pré-
sent Code, sans préjudice de
tous dommages et intérêts.
La juridiction qui ordonne la
rectification d’un acte prescrit
également celle de tous les
actes qui comportent la mention
rectifiée, même s’il n’ont pas été
dressés dans son ressort.
Paragraphe III - Dispositions
communes
Article 92
Actes dressés par les autori-
tés consulaires sénégalaises
Lorsque les actes dont l’ins-
cription est autorisée ou la recti-
fication prescrite doivent être
portés sur les registres établis
par les agents diplomatiques ou
consulaires sénégalais, les
actions prévues par les articles
précédents de la présente sec-
tion sont introduites devant le
Juge de Paix de Dakar.
Les  rectifications d’office
d’omissions ou d’erreurs pure-
ment matérielles sont prescrites
par le Procureur de la Répu-
blique près le Tribunal régional,
en ce qui concerne ces mêmes
actes.
Article 93
Frais de justice
Les procédures prévues à la
présente section donnent lieu
au paiement des émoluments
des greffiers et aux divers droits
prévus  par  les  textes  en
vigueur, notamment par le Code
du timbre et de l’enregistrement.
CODE DE LA FAMILLE
19
Sénégalais
CHAPITRE V
DES ACTIONS RELATIVES
A L’ETAT DES
PERSONNES
Article 94
Ouverture de l’action
Toute personne, sauf disposi-
tion contraire de la loi, peut, par
une  action  en  réclamation
d’état, faire établir que la loi lui
confère un état différent de celui
qu’elle possède actuellement.
De même, tout intéressé peut,
par une action en contestation
d’état, mettre fin à l’état qu’une
personne possède actuelle-
ment.
Article 95
Caractère civil des actions
d’état
Les actions en réclamation ou
en contestation d’état relèvent
de la compétence exclusive des
juridictions civiles; elles sont
portées  devant  le  Tribunal
Régional.
Article 96
Questions préjudicielles
L’état des personnes oblige le
juge à surseoir à statuer tant
que le Tribunal civil n’aura pas
tranché la question d’état.
L’action publique du chef du
délit de l’article 338, alinéa 1 du
Code pénal ne peut être enga-
gée qu’après le jugement défini-
tif de la question d’état. Pour les
autres délits, la question est
seulement préjudicielle au juge-
ment; la juridiction pénale est
tenue de surseoir à statuer dans
les conditions prévues par l’ar-
ticle 374, alinéa 4 du Code de
Procédure pénale. Cependant la
Cour d’assises, en raison de sa
plénitude de juridiction, peut
trancher directement sans que
sa décision ait influence sur
l’état de la personne.
Article 97
Caractère d’ordre public
Les actions d’état sont d’ordre
public.
Nul ne peut renoncer d’avan-
ce à leur exercice.
Une fois l’action intentée, seul
un jugement passé en force de
chose jugée peut y mettre fin.
Tout désistement, acquiesce-
ment ou transaction est sans
effet.
Ces actions ne s’éteignent
pas par prescription, encore que
la loi fixe pour certaines des
délais préfix à l’expiration des-
quels elles ne peuvent plus être
exercées valablement.
Toutefois lorsque l’action est
intentée ou poursuivie dans un
intérêt purement pécuniaire, les
règles ci dessus édictées ne
s’appliquent pas.
Article 98
Preuve en matière d’action
d’état
La loi fixe pour chacune des
actions d’état l’objet et les
moyens de preuve autorisés.
Lorsque la loi autorise la preu-
ve par possession d’état, le
demandeur établit  par tous
moyens que, de façon constan-
te, il s’est comporté, a été traité
par la famille et considéré par la
société  comme ayant l’état
auquel il prétend.
Article 99
Autorité de la chose jugée
Les jugements relatifs à l’état
des personnes devenus irrévo-
cables doivent être mentionnés
en marge des actes d’état civil.
Ils sont transcrits dans les cas
prévus par le présent code.
Ces jugements obéissent à la
règle de l’autorité relative de la
chose jugée jusqu’à leur men-
tion ou leur transcription à partir
de laquelle ils sont opposables
à tous.
Lorsque l’état d’une personne
est établi par un acte ou par un
jugement mentionné ou transcrit
sur les registres de l’état civil,
aucun état contraire ne pourra
être reconnu postérieurement
sans qu’un jugement établisse
au préalable l’inexactitude du
premier état.
CODE DE LA FAMILLE
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