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Sénégalais
CHAPITRE II
REGIME DE DROIT
COMMUN DE LA
SEPARATION DE BIENS
Article 380
Séparation des intérêts des
époux
Chacun des époux conserve
dans le régime de la séparation
des biens l’administration, la
puissance et la libre disposition
de ses biens personnels, il doit
contribuer  aux  charges  du
mariage selon les dispositions
de l’article 375.
Chaque époux reste seul tenu
des dettes nées en sa person-
ne, avant ou pendant le maria-
ge, hors le cas prévu par l’article
375.
Article 381
Preuve de la propriété des
biens
Tant à l’égard de son conjoint
que des tiers, un époux peut
prouver qu’il a la propriété d’un
bien par tous moyens, sous
réserve des dispositions spé-
ciales aux immeubles immatri-
culés.
Cependant, d’après leur natu-
re et leur destination, les biens
meubles qui ont un caractère
personnel et les droits exclusi-
vement attachés à la personne,
sont présumés appartenir à l’un
ou l’autre des époux.
Les meubles meublants de la
principale habitation du mari
sont présumés lui appartenir.
Sont  réputés  appartenir  à
chaque épouse les meubles
meublants  trouvés  dans  la
demeure qui lui a été fixée par
le mari hors de la principale
habitation de celui-ci.
La preuve contraire à ces pré-
somptions  se  fait  par  tous
moyens propres à établir que
les biens n’appartiennent pas au
conjoint que la loi désigne.
Il peut également être prouvé
que le bien a été acquis par une
libéralité du conjoint suivant les
règles propres aux donations
entre époux.
Article 382
Absence de preuve
En l’absence de preuve de la
propriété exclusive d’un bien,
celui-ci appartiendra indivisé-
ment aux époux, à chacun pour
moitié, et sera partagé entre eux
ou leurs ayants cause, à la dis-
solution du régime matrimonial.
Article 383
Ingérence dans l’administra-
tion des biens du conjoint
Si l’un des époux confie à
l’autre l’administration de ses
biens personnels, l’époux man-
dataire est responsable selon
les règles du droit commun. Il
est cependant dispensé de
rendre compte des fruits si la
procuration ne l’y oblige pas
expressément.
Quand l’un des époux gère
les biens de l’autre au su de
celui-ci, mais sans opposition de
sa part, il est présumé avoir
reçu mandat pour les seuls
actes d’administration à l’exclu-
sion de tout acte de disposition.
Il est comptable des fruits exis-
tants et peut être recherché
dans la limite des cinq dernières
pour ceux qu’il aurait négligé de
percevoir  ou  qu’il  aurait
consommés frauduleusement.
Si l’un des époux s’immisce
dans la gestion des biens du
conjoint malgré l’opposition de
celui-ci, il est responsable de
toutes les suites de son immix-
tion et comptable, sans limita-
tion, de tous les fruits tant exis-
tants que consommés.
CHAPITRE III
REGIME DOTAL
Article 384
Biens dotaux
Peuvent être soumis au régi-
me dotal les biens donnés à la
femme à l’occasion de son
mariage par d’autres personnes
que son conjoint. Le bien donné
par le futur mari à l’occasion du
mariage, conformément à l’ar-
ticle 132, est en toute hypothèse
exclu du régime dotal.
Ce régime ne peut s’appliquer
qu’à des immeubles immatricu-
lés, à des valeurs mobilières
déposées dans une banque à
un compte spécial dit «compte
dotal» et à des animaux consti-
tuant un cheptel et leur croît.
Le régime dotal ne s’applique
que si les époux l’ont expressé-
ment  choisi  au  moment  du
mariage et si un état descriptif
signé du donateur, de l’épouse
donataire et du mari a été établi
en triple exemplaire dont l’un
remis à l’épouse, l’autre au mari
et le dernier joint à l’acte de
mariage conformément à l’ar-
ticle 39 du présent Code. La
célébration du mariage vaut
quittance de la remise de ces
biens entre les mains du mari,
sauf preuve contraire.
Sont également soumis à ce
régime les biens acquis en
échange ou en remploi ou sous-
emploi d’un bien figurant à l’état
descriptif prévu à l’alinéa précé-
dent.
Les autres biens des époux
sont soumis au régime de la
séparation des biens.
Article 385
Administration des biens
soumis au régime dotal
Les biens soumis au régime
dotal sont remis au mari. Celui-
ci les administre, pendant le
mariage, en bon père de famille.
Article 386
Inaliénabilité des biens sou-
mis au régime dotal
L’application du régime dotal
à un immeuble doit être men-
tionnée au registre foncier. Cet
immeuble ne peut être aliéné ou
hypothéqué ni par le mari, ni par
la  femme,  ni  par  les  deux
conjointement, sauf les excep-
tions qui suivent:
CODE DE LA FAMILLE
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Sénégalais
1° La femme peut, avec le
consentement du mari, donner
ces immeubles pour l’établisse-
ment des enfants communs;
2° Ces immeubles peuvent
être aliénés à titre onéreux,
avec le consentement du mari,
si l’intérêt de la famille ou la
bonne administration du patri-
moine de la femme l’exige. L’un
ou l’autre des époux saisit le
juge par simple requête aux fins
de se faire habiliter à passer
l’acte envisagé conformément
aux dispositions des articles 590
à 592 du Code de Procédure
civile. Le juge peut autoriser la
vente en exigeant du mari qu’il
soit justifié du remploi à bref
délai; le défaut de remploi enga-
ge la seule responsabilité du
mari.
Les autres biens dotaux ne
peuvent être aliénés que sous
réserve de remploi, sauf dispen-
se accordée par le juge dans les
conditions prévues à l’alinéa
précédent.
Article 387
Séparation de biens judiciaire
Si les biens soumis au régime
dotal sont mis en péril par la
mauvaise administration du
mari, la femme peut poursuivre
la séparation des biens confor-
mément aux articles 594 à 603
du Code de Procédure civile.
Mention du dispositif du juge-
ment de séparation de biens est
portée en marge de l’acte de
naissance et de l’acte de maria-
ge à la diligence de la femme.
Article 388
Restitution des biens soumis
en régime dotal
Les biens sont restitués en
nature et sans délai par le mari
ou ses héritiers, à la dissolution
du mariage, en cas de sépara-
tion de corps ou de séparation
de biens judiciaire prononcée
conformément à l’article précé-
dent.
Cette restitution se fait en
valeur et sans délai lorsque la
bonne administration des biens
a exigé leur aliénation et que le
mari n’a pas pu encore pourvoir
à leur remploi.
Les  biens  restitués  à  la
femme après séparation de
corps ou séparation de biens
judiciaire ne sont plus soumis
au régime dotal. Ils sont, confor-
mément au régime de droit
commun de la séparation de
biens, administrés par la femme
et librement aliénés par elle.
CHAPITRE IV
REGIME
COMMUNAUTAIRE DE
PARTICIPATION AUX
MEUBLES ET ACQUETS
Article 389
Principe
Quand les époux ont déclaré
se marier sous le régime com-
munautaire, leurs biens sont
gérés, pendant  le mariage,
comme sous le régime de la
séparation de biens, et liquidés,
à  la dissolution du  régime,
comme si les époux étaient
communs en biens sous réserve
des règles établies ci-après.
Article 390
Administration des biens des
époux
Par l’adoption du régime com-
munautaire, les époux se don-
nent le pouvoir réciproque et
irrévocable d’accomplir sur leurs
biens tous actes d’administra-
tion.
Chacun des époux gère seul
ses biens, sans distinction selon
leur nature, leur origine ou leurs
conditions d’acquisition.
Les actes que l’un des époux
fait seul sont opposables à
l’autre et emportent de plein
droit solidarité des deux époux.
Les dettes antérieures au
mariage s’exécutent dans les
mêmes conditions et avec la
même solidarité.
Article 391
Actes de disposition
Ne peuvent être faits que du
consentement des époux les
actes de disposition emportant
aliénation totale ou partielle, à
titre onéreux ou gratuit, d’im-
meubles, de fonds de commer-
ce ou de droits sociaux non
négociables. Les capitaux pro-
venant de ces opérations ne
peuvent être perçus sans ce
consentement commun.
Ce consentement des deux
époux est également exigé pour
donner à bail un immeuble à
usage commercial et pour les
autres baux excédant 9 années.
Chacun  des  époux  peut
léguer l’un des biens exclu de la
liquidation ou sa part dans la
liquidation des droits des époux
à la dissolution du régime. Les
legs qu’il aurait pu faire concer-
nant  d’autres  biens  sont
valables si le bien provient du
patrimoine du testateur et tombe
dans le lot de ses héritiers.
Article 392
Acquisitions de biens
Chaque époux peut acquérir
seul et sans le consentement du
conjoint toute espèce de biens.
Sauf si elle est acceptée sous
bénéfice d’inventaire, la succes-
sion advenue à l’un des époux
ne  peut  faire  l’objet  d’une
acceptation qu’avec le consen-
tement de l’autre époux. Ce
consentement est également
requis pour les donations avec
charges  faites  à  l’un  des
conjoints.
Article 393
Dissolution du régime
A la dissolution du régime
résultant du décès, du divorce
ou de la séparation de corps, il
est procédé à la liquidation des
droits des époux ou de leurs
ayants cause.
Sont exclus de la liquidation
les immeubles immatriculés
dont chacun des époux était
propriétaire avant le mariage,
ceux qui leur sont advenus per-
CODE DE LA FAMILLE
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Sénégalais
sonnellement pendant le maria-
ge, par succession ou libérali-
tés, les biens qui par leur nature
ou leur destination ont un carac-
tère personnel, les droits exclu-
sivement attachés à la person-
ne.
Si le bien ne porte pas en lui-
même la marque de son origine,
pour en effectuer la reprise les
époux doivent produire un écrit.
La preuve peut se faire par
témoignage ou présomptions s’il
est établi que l’époux a été dans
l’impossibilité matérielle ou
morale de se procurer un écrit.
Les biens retrouvés en nature
sont repris tels quels, s’il y a lieu
avec leurs fruits perçus et non
consommés. Les autres biens
sont repris en valeur pour le prix
qui aurait pu être tiré de leur
aliénation au jour de la dissolu-
tion du régime.
Article 394
Liquidation du régime
Les biens des époux non
exclus de la liquidation répon-
dent des dettes régulièrement
nées pendant le mariage.
Après le règlement du passif,
le surplus est partagé par moitié
entre les époux ou leurs ayants
cause.
Si le passif est supérieur à
l’actif les époux répondent des
dettes sur leurs biens conformé-
ment à l’article 390.
Article 395
Liquidation anticipée par
séparation de biens judiciaire
Si le désordre des affaires
d’un époux, sa mauvaise admi-
nistration ou son inconduite
donne lieu de craindre que la
continuation du régime commu-
nautaire ne compromette les
intérêts du conjoint, celui-ci
pourra poursuivre la séparation
de biens en justice conformé-
ment aux articles 594 et 603 du
Code de Procédure civile. Men-
tion du jugement de séparation
sera portée en marge de l’acte
de naissance et de l’acte de
mariage  à  la  diligence  de
l’époux poursuivant. Les créan-
ciers de chacun des époux
exercent leur droit d’intervention
et la tierce opposition dans les
conditions  prévues  par  les
articles 599 et 603 du Code de
Procédure civile.
Le jugement qui prononce la
séparation de biens remonte,
quant à ses effets entre les
époux, au jour de la demande.
La séparation de biens judi-
ciaire entraîne liquidation des
intérêts des époux suivant les
dispositions des articles 393 et
394 et place les conjoints sous
le régime de droit commun de la
séparation des biens.
CODE DE LA FAMILLE
63
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Sénégalais
LIVRE VII
DES SUCCESSIONS
AB INTESTAT
TITRE PREMIER
DISPOSITIONS
GENERALES
Article 396
Application à toutes les suc-
cessions
Les dispositions du présent
titre s’appliquent à toutes les
successions ab intestat dans la
mesure où elles ne sont pas
contraires aux dispositions pré-
vues au titre III du présent livre.
CHAPITRE PREMIER
DE L’OUVERTURE DES
SUCCESSIONS
Article 397
Moment et lieu d’ouverture de
la succession
La succession s’ouvre par la
mort et par la déclaration judi-
ciaire du décès en cas d’absen-
ce ou de disparition.
Elle s’ouvre au lieu du dernier
domicile du défunt.
Article 398
Co-mourants
Lorsque plusieurs personnes
successibles  les  unes  des
autres, périssent dans le même
événement ou des événements
concomitants, sans que l’ordre
des décès soit connu, elles sont
présumées décédées au même
instant, sauf preuve contraire
qui peut être administrée par
tous moyens.
A défaut de cette preuve, la
succession de chacune d’elles
est dévolue aux héritiers ou
légataires qui auraient été appe-
lés à la recueillir à défaut des
personnes qui ont trouvé la mort
dans lesdits événements.
CHAPITRE II
DES QUALITES REQUISES
POUR SUCCEDER
Article 399
Existence du successible
Ne peuvent succéder que les
personnes dont l’existence est
certaine à l’instant du décès.
L’enfant simplement conçu
peut succéder s’il naît vivant.
La date de la conception est
déterminée conformément aux
dispositions de l’article 1er du
présent Code.
Article 400
Indignité successorale de
plein droit
Est indigne de succéder, et
comme tel exclu de la succes-
sion, celui qui a été condamné
en tant qu’auteur, co-auteur ou
complice pour avoir volontaire-
ment donné la mort ou tenté de
donner la mort, ou porté des
coups mortels au défunt.
Article 401
Indignité successorale facul-
tative
Peut être déclaré indigne de
succéder:
1° Celui qui s’est rendu cou-
pable  envers  le  défunt  de
sévices, délits ou injures graves;
2° Celui qui a gravement
porté atteinte à l’honneur, à la
considération ou aux intérêts
patrimoniaux du défunt ou de sa
famille.
Article 402
Effets du pardon, exercice de
l’action
Le pardon accordé par le
défunt fait cesser l’indignité.
La preuve peut en être rap-
portée par tous moyens.
L’action en déclaration d’indi-
gnité est ouverte à toute person-
ne intéressée.
Article 403
Preuve de la qualité d’héritier
Sous réserve des dispositions
de l’article 257, la qualité d’héri-
tier s’établit par tous moyens.
Elle peut être établie à l’égard
des tiers par un intitulé d’inven-
taire notarié, par un acte de
notoriété dressé par un notaire
ou par un jugement d’hérédité
établi par le juge de paix sur la
déclaration de deux témoins et
rendu en audience publique.
Article 404
Pétition d’hérédité
L’action en pétition d’hérédité
est portée devant le juge du lieu
d’ouverture de la succession.
Elle se prescrit par l’expiration
d’un délai de 10 ans.
Article 405
Obligation de restituer
L’héritier apparent est tenu de
restituer à l’héritier dont la quali-
té a été reconnue tous les biens
composant l’hérédité.
S’il est de mauvaise foi, il doit
restituer tous les fruits produits
par l’héritage, s’il est de bonne
foi, il fait les fruits siens jusqu’au
jour de la demande,
Article 406
Opposabilité des actes de
l’héritier apparent
Sans préjudice de l’applica-
tion des dispositions des articles
167 et 262 du Code des Obliga-
tions civiles et commerciales,
sont opposables à l’héritier véri-
table les actes d’administration
de l’héritier apparent relatif aux
biens héréditaires.
CODE DE LA FAMILLE
64
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VB.NET Components to combine various scanned images to PDF, such as tiff, jpg, png, gif, bmp, etc. Append one PDF file to the end of another one in VB.NET.
extract pictures pdf; extract photos pdf
C# PDF File Merge Library: Merge, append PDF files in C#.net, ASP.
Combine scanned images to PDF, such as tiff, jpg, png, gif, bmp, etc. Merge Microsoft Office Word, Excel and PowerPoint data to PDF form. Append one PDF file to
extract jpg from pdf; extract images pdf
Sénégalais
CHAPITRE III
DE LA TRANSMISSION DE
L’ACTIF ET DU PASSIF
HEREDITAIRES
Article 407
Saisine
Les héritiers légitimes, les
héritiers naturels et le conjoint
survivant sont saisis de plein
droit des biens, droits et actions
du défunt, sous l’obligation d’ac-
quitter toutes les charges de la
succession.
Les titres exécutoires contre
le défunt sont pareillement exé-
cutoires contre l’héritier person-
nellement,  néanmoins  les
créanciers ne peuvent en pour-
suivre l’exécution que huit jours
après la signification de ces
titres à la personne ou au domi-
cile de l’héritier.
Article 408
Envoi en possession de l’Etat
L’Etat n’est tenu des dettes du
défunt que jusqu’à concurrence
de l’actif recueilli dans la suc-
cession.
Il doit faire apposer les scellés
et faire dresser inventaire dans
les formes prévues pour l’héri-
tier bénéficiaire.
Si les formalités prévues au
présent article n’ont pas été
remplies,  l’Etat  peut  être
condamné à des dommages-
intérêts envers les héritiers qui
se présentent.
Article 409
Droit de prélèvement
Dans le cas du partage d’une
même succession entre des
cohéritiers étrangers et sénéga-
lais, ceux-ci prélèveront sur les
biens situés au Sénégal une
portion égale à la valeur des
biens situés en pays étranger
dont  ils  seraient  exclus,  à
quelque titre que ce soit, en
vertu des lois  et coutumes
locales.
CHAPITRE IV
DE L’OPTION DES
HERITIERS
SECTION PREMIERE -
DISPOSITIONS
GENERALES
Article 410
Options de l’héritier
Toute personne à laquelle
une succession est dévolue
peut l’accepter purement et sim-
plement, l’accepter sous bénéfi-
ce d’inventaire ou y renoncer.
Toute acceptation ou renon-
ciation antérieure à l’ouverture
de la succession est nulle.
Article 411
Délai d’option
Le successible ne peut être
tenu de prendre parti avant l’ex-
piration du délai de trois mois à
compter du jour où la succes-
sion lui est dévolue.
Pendant ce délai, aucune
condamnation  ne peut être
obtenue contre lui.
Article 412
Présomption d’acceptation
Après l’expiration du délai
prévu à l’article précédent, le
successible peut être, sur la
poursuite d’un créancier du
défunt, d’un cohéritier ou d’un
subséquent, condamné en qua-
lité d’héritier pur et simple à
moins que le tribunal ne lui
accorde un nouveau délai.
Le successible qui n’a pas
pris parti avant l’expiration du
délai qui lui a été accordé par le
tribunal est réputé avoir accepté
la succession purement et sim-
plement.
Article 413
Frais
Au cas où le successible a
accepté la succession sous
bénéfice  d’inventaire  ou  y
renonce dans le délai prévu à
l’article 41 1, les frais légitime-
ment faits avant cette accepta-
tion ou cette renonciation sont à
la charge de la succession. Si
l’acceptation sous bénéfice d’in-
ventaire ou la renonciation n’ont
lieu qu’après l’expiration du
délai précité, le tribunal peut
également décider que les frais
seront mis à la charge de la
succession, notamment si l’héri-
tier justifie ou qu’il n’avait pas eu
connaissance du décès ou que
les délais sont insuffisants soit à
raison de la situation des lieux,
soit à raison des contestations
survenues.
Article 414
Décès de l’héritier avant
option
Si celui auquel la succession
est échue décède sans avoir
pris parti, ses héritiers peuvent
exercer l’option à sa place. Ils
disposent à cet effet, à compter
du décès de leur auteur, d’un
nouveau délai de trois mois. Au
cas de poursuite, ils peuvent
obtenir un nouveau délai dans
les conditions prévues à l’article
412.
Chacun des héritiers exerce
séparément son droit d’option
pour sa part.
Article 415
Effet rétroactif de l’option
L’acceptation ou la renoncia-
tion prend effet au jour de l’ou-
verture de la succession.
Article 416
Prescription du droit d’option
Si le successible n’a pas été
poursuivi et n’a pas pris parti
dans  un délai  de 10  ans à
compter du jour de l’ouverture
de la succession, sa faculté
d’opter est prescrite et il est
réputé avoir renoncé à la suc-
cession.
Article 417
Vices du consentement
L’acceptation et la renoncia-
tion peuvent être déclarées
nulles pour cause de dol, de vio-
lence ou d’erreur sur la substan-
ce de la succession.
CODE DE LA FAMILLE
65
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Sénégalais
SECTION Il - DE
L’ACCEPTATION PURE ET
SIMPLE
Article 418
Formes de l’acceptation
L’acceptation  peut  être
expresse ou tacite; elle est
expresse quand le successible
prend le titre ou la qualité d’héri-
tier dans un acte authentique ou
privé; elle est tacite quand le
successible fait un acte juridique
ou matériel qui suppose néces-
sairement son intention d’accep-
ter et qu’il n’aurait le droit de
faire qu’en qualité d’héritier.
Article 419
Acceptation présumée
Toute cession, à titre gratuit
ou onéreux, faite par le succes-
sible, de ses droits dans la suc-
cession comporte acceptation
pure et simple.
Il en est de même:
1° De la renonciation, même
gratuite, que fait le successible
en faveur d’un ou plusieurs de
ses cohéritiers;
2° De la renonciation qu’il fait,
même en faveur de tous cohéri-
tiers indistinctement, lorsqu’il
reçoit le prix de la renonciation.
Article 420
Actes ne présumant pas l’ac-
ceptation
Le payement des frais funé-
raires et de dernière maladie
ainsi que les actes conserva-
toires et de pure administration
tels que la vente, rendue néces-
saire par l’urgence, des denrées
périssables ou des récoltes arri-
vées à maturité, n’emportent
pas acceptation pure et simple
de la succession à moins que le
successible n’ait pris à cette
occasion la qualité d’héritier
acceptant.
Il en est de même des actes
visés à l’alinéa précédent qui
sont rendus nécessaires par
des circonstances exception-
nelles, notamment s’il existe des
biens susceptibles de dépérir ou
dispendieux à conserver, et que
le successible a été autorisé par
justice à accomplir dans l’intérêt
de la succession.
Article 421
Effets du recel successoral
Les héritiers qui ont diverti ou
recelé des effets d’une succes-
sion et notamment, qui ont omis
sciemment et de mauvaise foi
de les comprendre dans l’inven-
taire sont et demeurent héritiers
purs et simples, nonobstant
toute renonciation ou accepta-
tion sous bénéfice d’inventaire,
sans préjudice des sanctions
prévues au chapitre VII du pré-
sent titre.
Article 422
Demande de séparation des
patrimoines
Les créanciers de la succes-
sion ainsi que les légataires de
sommes  d’argent  peuvent
demander, dans tous les cas et
contre tout créancier, la sépara-
tion du patrimoine du défunt
d’avec le patrimoine de l’héritier.
Article 423
Effets de la séparation des
patrimoines
Le privilège résultant de la
séparation des patrimoines
confère aux créanciers et léga-
taires de sommes d’argent le
droit d’exiger paiement sur les
biens compris dans la succes-
sion par préférence aux créan-
ciers personnels, même privilé-
giés de l’héritier, sans préjudice
de leur action sur les biens per-
sonnels de celui-ci.
Le  droit  de  suite  sur  les
immeubles est exercé dans les
conditions  prévues  par  les
articles 21 et 29 du décret du 26
juillet 1932.
La séparation des patrimoines
ne crée aucun droit de préféren-
ce dans les rapports respectifs
des créanciers et légataires du
défunt. Elle ne règle que leur
situation vis-à-vis des créan-
ciers personnels de l’héritier.
Article 424
Séparation d’office des patri-
moines
La séparation des patrimoines
découle de plein droit de l’ac-
ceptation bénéficiaire, de la
vacance déclarée de la succes-
sion et de la faillite après décès.
Article 425
Renonciation à la séparation
des patrimoines
Le droit à la séparation des
patrimoines ne peut plus être
invoqué lorsque les créanciers
du défunt ont fait avec ou contre
l’héritier ou ses créanciers des
actes qui impliquent renoncia-
tion sans réserve à ce bénéfice.
Article 426
Prescription de la demande
en séparation des patri-
moines
Le droit à la séparation des
patrimoines se prescrit, relative-
ment aux meubles, par 8 ans.
Son application aux immeubles
est réglée par les articles 21 et
29 du décret du 20 juillet 1932.
Article 427
Fin de non recevoir
Les créanciers de l’héritier ne
sont point admis à demander la
séparation des  patrimoines
contre les créanciers de la suc-
cession.
SECTION III - DE
L’ACCEPTATION SOUS
BENEFICE D’INVENTAIRE
Article 428
Inscription au greffe
La déclaration de l’héritier qui
entend ne prendre cette qualité
que sous bénéfice d’inventaire
doit être inscrite au greffe du tri-
bunal dans le ressort duquel la
succession s’est ouverte.
Article 429
Inventaire
La déclaration visée à l’article
428 doit être précédée ou suivie
CODE DE LA FAMILLE
66
Sénégalais
d’un inventaire fidèle et exact
des biens de la succession
dressé dans les formes prévues
par le Code de Procédure civile.
Cet inventaire ne peut plus
être valablement effectué lors-
qu’il s’est écoulé un délai de
deux mois après l’acceptation
sauf prorogation de ce délai par
ordonnance rendue sur requête
du président du tribunal.
Passé ce délai, l’héritier est
déchu du bénéfice d’inventaire
et  réputé  acceptant  pur  et
simple.
Article 430
Effets de l’acceptation bénéfi-
ciaire
L’effet du bénéfice d’inventai-
re est de donner à l’héritier
l’avantage:
1° De n’être tenu du paiement
des dettes de la succession que
jusqu’à concurrence de la valeur
des biens qu’il a recueillis;
2° De ne pas confondre ses
biens personnels avec ceux de
la succession.
Hors les cas prévus à l’article
438, les créanciers du défunt
n’ont pas d’action sur les biens
personnels de l’héritier.
L’héritier conserve tous les
droits qu’il avait antérieurement
sur les biens du défunt et aucu-
ne exception ne peut lui être
opposée du chef de ce dernier.
Article 431
Administration de la succes-
sion
L’héritier bénéficiaire admi-
nistre les biens de la succession
à charge de rendre compte aux
créanciers et légataires.
Il peut faire, à ce titre, les
actes rentrant dans les pouvoirs
du tuteur agissant seul et, avec
autorisation de justice, les actes
qui dépassent ces pouvoirs.
Il répond des fautes qu’il a pu
commettre dans son administra-
tion.
Article 432
Liquidation de la succession
L’héritier bénéficiaire poursuit
la réalisation des biens de la
succession dans la mesure
nécessaire pour acquitter les
créances et les legs.
Les biens de la succession ne
peuvent être vendus que dans
les formes prévues au Code de
Procédure civile, première par-
tie, livre V, titre XIV et deuxième
partie, livre II, titre VI.
Le tribunal peut toutefois
autoriser à aliéner certains
biens à l’amiable; en ce cas, le
tribunal fixe les conditions de la
vente et prescrit toutes mesures
nécessaires à la sauvegarde
des droits des créanciers et
légataires.
Article 433
Vente des biens
L’héritier bénéficiaire est tenu
de déléguer aux créanciers
hypothécaires le prix de vente
des immeubles.
Il est tenu si les créanciers ou
autres personnes intéressées
l’exigent, de donner caution de
la valeur du mobilier compris
dans l’inventaire et de la portion
du prix des immeubles non
délégués aux créanciers hypo-
thécaires.
Faute par lui de fournir cette
caution, les meubles sont ven-
dus et leur prix est constant
ainsi que la portion non délé-
guée du prix des immeubles
pour être employé à l’acquit des
dettes et charges de la succes-
sion.
Article 434
Suspension des paiements
L’héritier bénéficiaire ne peut
faire aucun paiement aux créan-
ciers ou légataires avant l’expi-
ration d’un délai de trois mois à
compter du jour de la déclara-
tion prévue à l’article 428.
Article 435
Collocation des créanciers
Si, à l’expiration du délai
prévu à l’article précédent, il
existe des créanciers ou léga-
taires qui se sont fait connaître
de l’héritier, et si l’actif héréditai-
re brut est insuffisant pour l’ac-
quittement de toutes les dettes,
celles payables par préférence,
le sont dans l’ordre établi par la
loi et le reliquat, s’il en existe, se
répartit au marc le franc entre
les autres créanciers.
Sauf  accord  de  tous  les
créanciers, l’héritier ne peut
payer que dans l’ordre et de la
manière réglés par le juge.
Sans préjudice de leur action
en responsabilité contre l’héri-
tier, les créanciers qui s’étaient
fait connaître et ont été omis
dans  le  règlement,  ont  un
recours contre les créanciers et
légataires payés à leur détri-
ment; les légataires omis ont,
dans les mêmes conditions, un
recours contre les autres léga-
taires.
Les recours prévus à l’article
précédent se prescrivent par
l’expiration d’un délai de 3 ans à
compter du paiement.
Article 436
Paiement par l’héritier
Si, à l’expiration du délai
prévu à l’article 434, il n’existe
pas de créanciers ou de léga-
taires qui soient connus de l’hé-
ritier, ce dernier paie les créan-
ciers et légataires à mesure
qu’ils se présentent.
Article 437
Créanciers et légataires retar-
dataires
Les créanciers et légataires
qui ne se présentent qu’après
les paiements régulièrement
effectués en application des dis-
positions des deux articles pré-
cédents, n’ont d’action que sur
le reliquat de la succession.
Les créanciers ont néanmoins
un recours contre les légataires
payés à leur  détriment. Ce
recours se prescrit par l’expira-
tion du délai prévu à l’article
435.
Article 438
Paiement après apurement
Après l’apurement de son
compte, l’héritier bénéficiaire
n’est tenu sur ses biens person-
CODE DE LA FAMILLE
67
Sénégalais
nels que jusqu’à concurrence
des sommes dont il se trouve
reliquataire.
Il est également tenu sur ses
biens personnels si, après avoir
été mis en demeure de présen-
ter son compte, il ne satisfait
pas à cette obligation.
Article 439
Nomination d’un administra-
teur judiciaire à la requête
des créanciers et des léga-
taires
Si les intérêts des créanciers
ou des légataires risquent d’être
compromis du chef de l’héritier
bénéficiaire, tout intéressé peut
provoquer le remplacement de
ce dernier par un administrateur
qui est nommé par le président
du tribunal du lieu d’ouverture
de la succession statuant en
référé.
Article 440
Nomination d’un administra-
teur judiciaire à la requête de
l’héritier bénéficiaire
L’héritier bénéficiaire peut
également se décharger du soin
de gérer et de liquider la suc-
cession en faisant nommer un
administrateur par le juge du
lieu de l’ouverture de la succes-
sion statuant sur requête.
Article 441
Pouvoirs de l’administrateur
judiciaire
Sauf décision contraire du
juge, l’administrateur nommé
dans les conditions prévues aux
deux articles précédents a, sur
les biens de la succession, les
mêmes pouvoirs que l’héritier
bénéficiaire et il est tenu des
mêmes obligations.
Il doit rendre compte de sa
mission aux créanciers et aux
légataires ainsi qu’à l’héritier
bénéficiaire.
Article 442
Déchéance du bénéfice d’in-
ventaire
L’héritier bénéficiaire majeur
qui a aliéné les biens de la suc-
cession sans se conformer aux
prescriptions de l’article 432 est
déchu de son bénéfice.
Article 443
Frais
Les frais de scellés, s’il en a
été apposé, d’inventaire et de
comptes sont à la charge de la
succession.
SECTION IV - DE LA
RENONCIATION
Article 444
Inscription au greffe
La renonciation à une succes-
sion ne peut résulter que d’une
déclaration faite et inscrite au
greffe du tribunal dans le ressort
duquel  la  succession  s’est
ouverte.
Article 445
Effets de la renonciation
L’héritier qui renonce est
censé n’avoir jamais été héritier
et la succession est dévolue aux
héritiers qui auraient été appe-
lés à la recueillir au cas où le
renonçant aurait cessé d’exister
à la date du décès.
Article 446
Rétractation de la renoncia-
tion
Tant que le délai prévu à l’ar-
ticle 416 du présent Code n’est
pas  écoulé, l’héritier  qui  a
renoncé conserve la faculté
d’accepter encore la succession
si elle n’a pas été déjà acceptée
par d’autres ou n’a pas été
dévolue à un autre héritier par
voie d’accroissement, le tout
sans préjudice des droits qui
peuvent être acquis à des tiers
sur les biens de la succession.
Article 447
Fraude aux droits des créan-
ciers
Les créanciers de l’héritier qui
renoncent en faveur de leurs
droits peuvent se faire autoriser
par justice à accepter la succes-
sion aux lieu et place de leur
débiteur.
Leur action doit être intentée
dans le délai d’un an qui suit la
renonciation.
Cette acceptation n’a d’effet
qu’en faveur des créanciers et
jusqu’à concurrence seulement
du montant de leur créances.
CHAPITRE V
DES SUCCESSIONS
VACANTES
Article 448
Renvoi
Les successions des per-
sonnes décédées sans laisser
d’exécuteur, testamentaire ou
dont les ayants droits ne sont
pas présents ou représentés ou
ont renoncé, sont administrées,
liquidées  et  remises  aux
Domaines par le curateur aux
successions et biens vacants
dans les conditions fixées par le
Code de Procédure civile, 2e
partie livre Il titre VIII.
CHAPITRE VI
DE L’INDIVISION
SECTION PREMIERE - DE
L’INDIVISION EN GENERAL
Article 449
Caractère temporaire
En l’absence d’une conven-
tion expresse et sauf disposi-
tions particulières, nul ne peut
être contraint à demeurer dans
l’indivision et le partage peut
toujours être provoqué.
CODE DE LA FAMILLE
68
Sénégalais
Article 450
Convention d’indivision à
durée déterminée
La convention d’indivision
peut être conclue pour une
durée indéterminée qui, sauf sti-
pulation contraire, est égale à
cinq ans. Cette convention est
renouvelable.
Le partage ne peut en ce cas
être provoqué, sauf motif jugé
légitime avant l’expiration du
délai fixé.
Article 451
Convention d’indivision à
durée indéterminée
La convention d’indivision
peut être conclue pour une
durée indéterminée. Elle peut
dans ce cas résulter d’un accord
tacite.
Le partage peut être provoqué
à tout moment pourvu qu’il ne le
soit pas de mauvaise foi ou à
contretemps ou contrairement
aux usages.
Article 452
Administration de l’indivision
L’administration des biens
indivis peut être confiée à un ou
plusieurs gérants.
Sauf convention contraire, le
gérant est nommé par la majori-
té en nombre et en parts indi-
vises.
Si parmi les indivisaires, il
existe des incapables, leurs
représentants légaux ont qualité
pour participer à cette nomina-
tion; pour les parts indivises
affectées d’un usufruit, c’est
l’usufruitier qui y participe.
A défaut de désignation par
les indivisaires dans les condi-
tions prévues à l’alinéa 2 du
présent article, le gérant peut
être nommé par le président du
tribunal statuant en référé à la
demande d’un ou plusieurs indi-
visaires.
Le gérant peut être révoqué
par les indivisaires dans les
conditions prévues à l’alinéa 2
du présent article. Il peut égale-
ment être révoqué par le tribu-
nal, pour motif légitime à la
demande de tout indivisaire.
Article 453
Pouvoirs du gérant
Le gérant peut faire tous les
actes d’administration relatifs
aux biens indivis.
Il ne peut toutefois sans y
avoir été autorisé par la majorité
des indivisaires dans les condi-
tions prévues à l’article 452, ali-
néa  2,  donner  à  bail  les
immeubles ou les fonds de com-
merce lorsqu’ils n’étaient pas
affectés à la location lors de la
naissance de l’indivision.
Il ne peut, sans la même auto-
risation,  contracter  des
emprunts ni constituer sur les
biens indivis des hypothèques
ou autres sûretés ni vendre un
bien déterminé.
Il ne peut aliéner les biens
indivis qu’avec le consentement
unanime  des  indivisaires
lorsque cette aliénation aurait
pour effet de mettre fin à l’indivi-
sion.
Les incapables ou leurs repré-
sentants ne peuvent donner les
autorisations ou les consente-
ments prévus au présent article
qu’à la condition d’être réguliè-
rement habilités à accomplir
l’acte considéré.
Le gérant représente les indi-
visaires dans la limite de ses
pouvoirs, soit dans les actes de
la vie civile, soit en justice, tant
en demande qu’en défense. Il
est tenu de donner dans son
premier acte de procédure l’indi-
cation des prénoms, nom, âge,
profession et domicile de tous
les indivisaires.
En dehors de la gérance, un
indivisaire n’a qualité pour pour-
suivre la résiliation d’un bail por-
tant sur un bien indivis qu’avec
le consentement de tous les
indivisaires.
Article 454
Exercice des droits indivis
Chaque indivisaire peut user
et jouir des biens indivis confor-
mément à leur destination dans
la mesure compatible avec le
droit des autres indivisaires et
avec les actes valablement pas-
sés par le gérant.
Le droit privatif de chaque
indivisaire  est  réglé,  sauf
convention contraire, par une
décision des indivisaires prise à
la majorité prévue à l’article 452,
alinéa 2 et, à défaut, par le pré-
sident du tribunal statuant en
référé.
Article 455
Pertes et profits
Chaque indivisaire a droit aux
profits provenant des biens indi-
vis et en supporte les pertes
proportionnellement à sa quote-
part dans l’indivision.
Les conditions de distribution
des bénéfices ou de leur affec-
tation sont réglées, chaque
année, par une décision prise
par les indivisaires à la majorité
prévue à l’article 452, alinéa 2.
S’il y a un gérant, celui-ci est
tenu, préalablement à la délibé-
ration  des  indivisaires,  de
rendre compte de sa gestion.
Article 456
Cession de droits indivis à
titre onéreux
Tout indivisaire qui entend
céder à titre onéreux à une per-
sonne étrangère à l’indivision,
tout ou partie de sa part dans
les biens indivis ou dans l’un de
ces biens est tenu de notifier à
ses co-indivisaires et au gérant,
par acte extra judiciaire le prix et
les conditions de la cession pro-
jetée.
Tout co-indivisaire peut, dans
le délai d’un mois qui suit cette
notification, faire connaître au
cédant, par acte extra-judiciaire,
qu’il exerce un droit de préemp-
tion aux prix et conditions qui lui
ont été notifiés.
Est  nulle  toute  décision
consentie par un indivisaire à
une personne étrangère à l’indi-
vision en violation des prescrip-
tions du présent article. L’action
en nullité ne peut être exercée
que par les co-indivisaires du
cédant.
CODE DE LA FAMILLE
69
Sénégalais
Article 457
Poursuites par les créanciers
des indivisaires
Dans le cas où l’indivision
porte sur un bien déterminé les
créanciers de chaque indivisaire
peuvent poursuivre la saisie et
la vente de la part indivise de
leur débiteur dans les conditions
du droit commun et dans les
formes prévues pour le bien
considéré.  Ils  ne  peuvent
demander le partage.
Toutefois, l’officier public ou
ministériel chargé de la vente
est tenu, à peine de nullité, d’en
faire connaître la date aux coin-
divisaires du saisi par lettre
recommandée avec avis de
réception envoyée au moins un
mois à l’avance et chacun des
coindivisaires a la faculté de se
prévaloir à l’encontre de l’adjudi-
cataire, du droit de préemption
prévu à l’article précédent. Le
coindivisaire qui entend se sub-
stituer à l’adjudicataire doit se
prévaloir  de  son  droit  au
moment même de l’adjudication
s’il  s’agit  d’une  vente  de
meubles corporels et dans un
délai maximum de dix jours
après l’adjudication dans les
autres cas.
Le cahier des charges établi
en vue de la vente doit faire
mention du droit de préemption
des co-indivisaires du saisi.
Dans le cas où l’indivision ne
porte pas sur un bien déterminé,
il sera fait application des dispo-
sitions de l’article 463.
Article 458
Opposabilité des cessions
Toute cession par un indivi-
saire, soit à un co-indivisaire,
soit à une personne étrangère à
l’indivision doit, pour être oppo-
sable aux autres co-indivisaires
et au gérant, leur être signifiée
ou être acceptée par eux.
SECTION Il - DE
L’INDIVISION RESULTANT
DU DECES
Article 459
Principe
Les dispositions des articles
449 à 458 sont applicables à
l’indivision résultant du décès
sous réserve des dispositions
ci-après.
Article 460
Calcul de la majorité
Pour le calcul de la majorité
prévue à l’article 452, alinéa 2,
et pour la répartition des profits
et des pertes prévues à l’article
455, la part de chaque indivisai-
re dans les biens indivis est
fixée, au cas de contestation,
par le président du tribunal sta-
tuant en référé au vu d’une liqui-
dation provisionnelle des droits
des intéressés.
La répartition des profits et
pertes n’a lieu que sauf compte
ultérieur à établir lors de la liqui-
dation définitive.
Article 461
Provision sur droits indivis
Le conjoint survivant et tout
héritier peuvent être autorisés
par le juge de paix du lieu d’ou-
verture de la succession à per-
cevoir des débiteurs de la suc-
cession ou des dépositaires de
fonds successoraux une provi-
sion destinée à faire face aux
besoins urgents.
Si le montant de la provision
demandée excède le taux de la
compétence du juge de paix
l’autorisation est accordée par le
président du tribunal du lieu
d’ouverture de la succession
statuant sur requête.
Le président du tribunal ou le
juge de paix peuvent, en accor-
dant l’autorisation, prescrire
toutes mesures utiles en ce qui
concerne l’emploi des fonds.
Cette autorisation n’entraîne
pas prise de qualité pour le
conjoint ou l’héritier.
Article 462
Décision judiciaire de main-
tien d’indivision
Nonobstant l’opposition d’un
ou de plusieurs des indivisaires,
l’indivision résultant du décès
peut, compte tenu des intérêts
en présence et, notamment des
possibilités d’existence que la
famille tirait des biens indivis,
être maintenue par décision du
tribunal de première instance du
lieu d’ouverture de la succes-
sion en ce qui concerne l’entre-
prise commerciale, industrielle,
artisanale ou agricole, dont l’ex-
ploitation était assurée par le
défunt ou par son conjoint ou en
ce  qui  concerne  les  parts
sociales dans une telle entrepri-
se.
L’indivision résultant du décès
peut également être maintenue,
par décision du tribunal, en ce
qui concerne l’immeuble ou par-
tie d’immeuble servant effective-
ment d’habitation au défunt et à
son conjoint ou le droit au bail
des locaux servant effective-
ment d’habitation.
Si le défunt ne laisse pas de
descendants mineurs, le main-
tien de l’indivision ne peut être
demandé que par le conjoint
survivant et à la condition qu’il
ait été avant le décès, ou soit
devenu du fait du décès, copro-
priétaire de l’entreprise, des
parts sociales ou de l’immeuble,
ou colocataire des locaux d’ha-
bitation.
Si le défunt laisse un ou plu-
sieurs descendants mineurs le
maintien de l’indivision peut être
demandé soit par le conjoint
survivant, soit par tout héritier,
soit par le représentant légal
des mineurs.
Le maintien de l’indivision ne
peut être prescrit pour une
durée supérieure à 5 ans. Il peut
être renouvelé dans le cas
prévu à l’alinéa 3 jusqu’au
remariage du conjoint survivant
ou jusqu’à son décès, dans le
cas prévu à l’alinéa 4 jusqu’à la
majorité du plus jeune des des-
cendants.
CODE DE LA FAMILLE
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